Décryptage sans complaisance de l'actualité.
L’attribution du marché des rames de TER au canadien Bombardier n’est pas du goût du (mauvais) perdant. Chez les constructeurs de trains on ne voit pas tous les jours passer sous le nez une enveloppe de plusieurs milliards d’euros, et pour avoir raté une telle manne le français Alstom fait une crise de boutons. Il porte l’affaire devant les tribunaux au prétexte que son concurrent peut se permettre des prix de 10% inférieur eu égard à sa situation privilégiée sur le marché canadien.
L’argument mérite réflexion. Alstom n’est-il pas en chasse gardée à
Que cette société ait été il y a deux ans au bord du dépôt de bilan et n’ait été sauvée que par l’interventionnisme de Nicolas Sarkozy semble s’être effacé de la mémoire de ses dirigeants. Que cette société ose prétendre qu’elle n’agit que dans un univers concurrentiel est un mensonge éhonté pour quiconque connaît ses activités.
En faisant vibrer la fibre du patriotisme économique, ses dirigeants reprennent en boomerang l’argument selon lequel les 10% de réduction seraient rendu possible par des surfacturations sur son marché réservé. La question à laquelle les dirigeants d’Alstom ne peuvent plus échapper : de combien