Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Le retour de la croissance par la confiance tient une place éminente dans la rhétorique des trois candidats du PS. Il ne nous aura pas échappé que les socialistes s’attribuent la capacité de régler tous les problèmes de la société par la magie de cette incantation. Ségolène Royal s’en est encore faite l’avocate lénifiante en prétendant conjuguer confiance et dialogue social, oubliant que la confiance, ça ne se décrète pas, ça se mérite ! Difficile dès lors d’escompter que la politique économique préconisée par Mme Royal pour booster, l’activité déclenchera une ferveur populaire puisque la seule logique invoquée serait …son arrivée !
Quant au dialogue social, il revient paré de vertus complémentaires. Dans le diptyque de la pensée socialiste les partenaires sociaux occupent –avant les élections - une place de choix. Le dialogue social dont la finalité est de déplacer les règles de partage ne peut se nourrir que des fruits de la croissance. Cqfd. Quand il n’y a rien à distribuer le dialogue tourne vite au marché de dupes.
Coué n’en finit pas d’inspirer les sommités socialistes. C’est faire l’impasse sur la maturité des électeurs et leur attribuer une infinie crédulité que de prétendre que le pays n’attend que leur arrivée pour engranger les fruits d’une croissance volontairement bloquée par une droite bornée.