Décryptage sans complaisance de l'actualité.
"Aussitôt fait, aussitôt bu, aussitôt pissé", on ne saurait mieux exprimer le manque d’intérêt du beaujolais nouveau de l’année. Cette formule, on la doit aux éleveurs lyonnais qui savent depuis belle lurette que leur jus de treille est au vin ce que le topinambour était à la pomme de terre. On leur a caché que l’Occupation c’est fini depuis quelques temps déjà et que les vignes étrangères produisaient des cépages plaisant tant au palais qu’au porte-monnaie.
Maintenant si vous êtes un tantinet maso et ne craignez pas l’accident gastrique, si être pris pour un gogo vous donne l’illusion d’être encore jeune, si vous êtes genre bobo et que vous coupez votre rouge avec un peu d’eau pour donner dans le rose, alors succombez aux réclames de ces marchands de picrate et déniaisez vous en ingurgitant ce mélange décapant, non sans vous êtes assurés que vous êtes à portée d’un lieu d’élimination !