Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Tout de suite les grands mots : « liberticide » le vocable qui sonne comme homicide, parricide et autres génocides est appliqué au projet de loi que Sarko présente à l’Assemblée nationale. Quelle liberté serait-elle mise à mal si notre arsenal législatif était complété par ces quelques articles : celle de pouvoir impunément constituer des zones de non droit ?
L’amalgame est l’arme que brandissent les contempteurs d’un texte dont l’adoption accentuera la capacité répressive de l’Etat sur les délinquants. Répression c’est le mot qui choque nos bonnes âmes. Paradoxe que cette incursion de l’évangile dans le catéchisme socialiste ; Ceux là même qui préconise de tendre la joue gauche quand la droite a été frappée…à condition toutefois que ça ne soit pas la leur !
La ligne de démarcation qui divisera l’hémicycle en deux camps sera riche d’enseignements. Que feront les « royalistes » dont l’égérie prônait il y a peu la militarisation des camps d’internement pour sauvageons ? Que feront les Bayrouistes dont le patron se flattait de talocher les garnements qui lui faisaient les poches ? Et les supporters d’une certaine Alliot Marie qui ne craignait pas de se faire l’avocate des trublions ?
Sans prétendre un instant que la sanction est une forme efficace de prévention, son refus serait un encouragement à la délinquance, un signal dont l’amplification par les médias confirmerait l’abandon par l’Etat de sa mission de protection de l’ordre public. Un puissant détonateur pour de prochaines explosions des banlieues.