Décryptage sans complaisance de l'actualité.
On s’est gaussé du notable poitevin, de ses manières de notaire, de ses aphorismes de café du commerce de sa dévotion pour le brave docteur Coué, mais toutes choses bien considérées il a fait progresser des dossiers bien encalminés, à commencer par celui des retraites.
Le flamboyant Galouzeau de Villepin et autres lieux découvrant à marée basse a remisé le brave Raffarin au Sénat, le magasin des accessoires inutiles des politiciens.
18 mois plus tard, les résultats sont calamiteux : excepté le modeste CNE réservé aux petits patrons, le premier ministre s’est empêtré dans sous ses projets et s’est grillé son avenir présidentiel tout seul, sans qu’aucun des concurrents de son propre camp n’ait eu besoin de lui donner un coup de main.
Cerise sur le gâteau le dossier Suez GdF dont il avait fait l’alpha et l’oméga de sa politique énergétique est à ranger aux oubliettes. Ne reste intact que sa capacité de nuire : formé à l’école chiraquienne on a pu mesurer qu’elle était considérable.
On comprend que Sarko préfère rester dans le gouvernement dont le chef n’a plus pour seule ambition que de lui plomber son élection.