Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Son bilan présidentiel n’avait pas convaincu les américains qui lui avaient épargné un second mandat. Sa traversée du désert en a fait un personnage politique respecté de ses concitoyens comme des dirigeants des pays qui comptent dans le monde. Le tout fut couronné par un prix Nobel de la paix en 2002, pierre envoyée dans le jardin des faucons américains et du chevalier texan.
Initiateur des accords de Camp David entre égyptiens et israéliens, Jimmy Carter a pratiqué la négociation avec les acteurs du Moyen orient. Il en connaît les écueils, les vicissitudes pour avoir su amener des ennemis irréductibles à s’entendre sur une solution qui, depuis bientôt 30 ans, fait régner la paix entre l’Egypte et Israël.
Aussi quand il défie l’establishment américain dont le tropisme pro israélien est nourri par un lobby juif omniprésent, sa philippique contre le gouvernement de Tel Aviv rencontre un écho dont peu de chefs d’Etat en activité peuvent se vanter.
En accusant Israël d’apartheid, il prend parti contre l’Etat juif qu’il fustige pour sa politique responsable de l’aggravation de la situation au proche orient. La ségrégation menée par Israël contre les palestiniens est enfin dénoncée par une personnalité dont on ne peut nier l’attachement aux valeurs de l’occident.