Décryptage sans complaisance de l'actualité.
On la savait ministre de la défense, on la découvre ministre de la guerre, de la guerre contre son camp. Les propos tenus par MAM ne prêtent pas à confusion. Après avoir échoué à faire entendre sa petite musique au sein de l’UMP elle s’érige en rempart du gaullisme. Oubliant que de Gaulle défait a préféré la démission, voire la fuite, plutôt que d’apporter son soutien à ses ennemis, elle annonce sa propre candidature.
Sans même être douée en arithmétique, elle ne peut ignorer que les 3 à 4 points qu’elle pourrait subtiliser à Sarkozy ont toutes les chances de précipiter ce dernier à la troisième place au soir du 22 avril.
Cette stratégie d’anéantissement des espoirs de la majorité a un nom : c’est de la félonie. Que le motif en soit un chantage pour négocier un maroquin, ou plus cyniquement faire chuter son camp pour mieux rebondir en 2012 – cf. Chirac vs Giscard – elle aura montré son vrai visage de femme politique, celui d’une aventurière sans scrupule.
On souhaite que Sarkozy – s’il devait réchapper à cette embûche – lui promette le seul ministère dont elle est devenue digne : celui des anciens combattants.