Décryptage sans complaisance de l'actualité.
L’intention est louable. La récupération par Chirac à l’occasion de ses vœux d’une idée Sarkozienne réjouira ceux qui en seront les bénéficiaires et rassurera les 50% de français qui, selon les sondages, craignent de rejoindre le monde des SDF. Tout n’est-il donc pas pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Et la loi qu’on nous concocte en toute précipitation pour un « droit au logement opposable » devrait ôter de notre regard le spectacle affligeant de ces gens qui dorment dans la rue. Qui s’en plaindra ?
Mais où s’arrêtera la dérive ?
Car si le droit au logement devient opposable, il faudrait étendre cette obligation que l’Etat prend à sa charge au travail. Un droit au travail opposable, n’est ce pas la solution de tous ces problèmes ? C’est la perte de l’emploi qui précipite dans la précarité, dans l’assistanat, la désocialisation… Qui reprendra l’idée ?
Qu’attend Chirac pour clore son quinquennat par une brillante initiative, pour réduire la fracture sociale et annoncer un droit au travail pour tous ceux qui résident sur le sol français. Ils pourraient même choisir, leur niveau de poste, leur rémunération et surtout leur lieu de travail, évidemment à proximité de leur logement.
Ce que les sociétés communistes ont échoué à instaurer, un travail garanti par l’Etat, devrait figurer dans le programme de nos candidats.
Question, mais qui paiera la facture sociale ?