Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Des amis il en a. De ceux qui vous veulent du bien, et puis des autres aussi, ceux qui vous épargnent d’avoir des ennemis. Les Debré, Villepin et consorts.
On pourrait le penser assez bien pourvu et ne pas chercher à en rajouter. Œuvrer au succès de sa candidature devrait absorber toute son énergie, montrer sa disposition à la rupture pourrait accréditer sa capacité à les assumer une fois élu président.
Et bien non, Sarkozy se complet dans ce double rôle de ministre candidat. Narguant candidement le chef de l’état il se réjouit de la continuité qui le fait, lui aussi, briguer la magistrature suprême en restant aux affaires.
Pense-t-il un seul instant que son image de super flic va faire flipper les français ? Qui a jamais été élu président sur bilan de père fouettard dans un pays de frondeurs ? Il n’a rien compris à la psychologie des électeurs qui font une élection : les indécis. Le marais.
Ou bien il abandonne son Stetson et son colt de shérif et endosse à plein temps les habits de vrp-candidat ou il se plante et nul ne songera à blâmer Villepin, Debré et ce qui reste de la chiraquie.
Il sera devenu son propre meilleur ennemi.