Décryptage sans complaisance de l'actualité.
« Chauve qui peut » se serait exclamé Fabius à l’annonce de la démission de Montebourg.
La tentation du pire change de camp. Hier c’était à droite. La chiraquie s’ y est essayée avant, semble-t-il, d’abandonner sa prétention à jouer les cassandre. Aujourd’hui c’est à gauche que le doute surgit : la suspicion d’une possible trahison.
Le mot est lâché, l’indicible est ouï. Et si les éléphants jouaient à qui perd gagne. Ce serait la gangrène qui rongerait le camp Royal et la déstabilisation inverserait en quelques jours la spirale du succès qui a porté la candidate.
L’indifférence, pour ne pas dire désinvolture, avec la quelle elle a traité ses adversaires et concurrents d’hier a ouvert des plaies qui ne se cicatriseront plus. Vaut-il mieux couler en étant resté à bord du bateau ou déserter l’équipage et précipiter le naufrage ?
Tout indique aujourd’hui que c’est cette option que Fabius, Strauss Kahn et quelques autres éléphants ont discrètement saisi.
Arnaud Lagaffe semant le trouble – sa bévue – n’en est pas moins révélatrice de l’état d’esprit qui règne dans le camp Royal. Alors mieux prendre ses distances avant la débâcle programmée.
On sera toujours mieux placé pour prétendre à la reconstruction, si on n’a pas trop oeuvré à la démolition.