Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Moins la question se pose, plus elle est d’importance. Plus le résultat du premier tour apparaît ficelé, moins celui du second n’apparaît plié.
Le duel Sarko Ségo est entrain de se jouer, pas vraiment à la loyale. Mais la règle électorale veut que tout ce qui n’est pas interdit est autorisé. Ce faisant les relais classiques de la gauche dure rejoints par ceux de la gauche molle et par l’extrême centre savonnent la planche de l’entre deux tours, et se préparent à entonner le refrain du Tout Sauf Sarkozy.
Ils ont repéré la faille et depuis quelques jours travaillent l’opinion, ses faiseurs et les zélateurs de l’anti France pour montrer le candidat de l’UMP en position d’échec. Alors on fomente des manifestations spontanées, on pétitionne chez les pipoles, on la ramène sur les plateaux : « Voyez, braves gens, un futur président qui n’est pas libre de ses mouvements. Notre Ségolène, elle, déambule, écharpe au vent dans n’importe quel coin de banlieue, mais votre candidat, lui, doit annuler son escale à
Le piège menace de se refermer, de l’enfermer dans une nasse dont il ne se sortira pas par des pirouettes sémantiques. Il est temps qu’il assume, qu’il mette les français devant la réalité. « Oui moi, Nicolas Sarkozy, je suis interdit de banlieue, oui une visite programmée aux Tarterets peut dégénérer en affrontements violents. C’est l’état de
Cessons de nous masquer derrière notre petit doigt. «
C’est le langage qu’on attend de Sarko, mais que jusqu’à présent on ne l’entend pas ; dommage car la nasse ne va pas tarder à se refermer et les chances du candidat auront passé.