Décryptage sans complaisance de l'actualité.
L’Iran est passé à la vitesse supérieure. L’enrichissement de l’uranium a quitté le stade « artisanal » pour devenir industriel. L’enjeu est stratégique : il s’agit de posséder l’arme nucléaire et les européens, toutes voiles dehors, vont candidement expliquer aux iraniens tout le mal qu’ils pensent de leur programme militaire. Pourquoi voudriez vous que les iraniens obtempèrent et ne soient pas aussi résistants que ne le fut de Gaulle devant le diktat des anglo saxons. Et nous eûmes notre bombe même que Chirac nargua la communauté des nations en la faisant exploser, à peine nommé : il semble que l’on ait oublié.
Dans la rubrique « fait ce que je dit, ne fait pas ce que je fais » on est rarement allé aussi loin. L’Histoire depuis l’a montré, Edgar Hoover avait sûrement raison qui remarquait, si vous ne pouvez empêcher vos ennemis de vous nuire, faites en des amis.
Après tout l’Iran mérite autant d’égards qu’Israël, le Pakistan, l’Inde et d’autres pays qui ont en catimini mais sans aucune sanction développé leur propre arsenal atomique. Ne les a-t-on jamais vu menacer quiconque de s’en servir ?
Non, et ce pour deux raisons :
D’abord ils démentent haut et fort en avoir la possession mais surtout et plus sérieusement ils sont condamnés à être éliminés si d’aventure ils s’en servaient. Ce qui a permis de survivre malgré les capacités destructrices accumulées depuis des décennies par tous les membres de ce club aux membres pas toujours bien recommandables.
Alors l’Iran : ne vaudrait-il pas mieux l’admettre dans cette confrérie au nom de la doctrine d’Edgar Hoover plutôt que de se battre pour les en exclure sachant que nous les français on est très mal placé pour donner ce genre de leçon et que le coût de les dissuader de fabriquer la bombe excède de loin le risque qu’ils en décident l’utilisation.
En matière nucléaire aussi possession vaut titre.