Décryptage sans complaisance de l'actualité.
La formule fit florès,
Les chiffres perdent leur sens quand les primes, les indemnités, les compléments de retraite, les plus values de cession versées aux PDG démissionnaires, virés, perdants équivalent entre 5 et 10.000 années du salaire moyen de leurs ex employés.
L’incompétence, l’échec, l’incurie se valorisent pour les patrons du CAC40, là où pour le cadre moyen ils sont synonymes de perte de revenu, de mise au placard ou d’inscription à l’Apec. Incapables de mettre un terme aux abus dont les gazettes se font l’écho régulièrement les patrons des grands groupes et les administrateurs, leurs complices, se comportent en prédateurs.
Il ne s’agit plus d’irresponsabilité, ni même de cynisme il s’agit d’auto destruction d’un système dont les plus mauvais représentants - ceux qui échouent - s’en mettent plein les fouilles en susurrant « après moi le déluge ».
Parmi d’autres Messier, Zaccharias, Bon, Tchuruk, Forgeard, Bernard, Jaffré pour Vivendi, Vinci, France Telecom, Alcatel, EADS, Carrefour et Elf ont ruiné leur entreprise et l’ont quitté richissimes. Quels exemples pour restaurer l’image de la libre entreprise ! Comment éviter l’amalgame entre ces voyous et les patrons de PME dont la rémunération s’indice sur l’activité ? Impossible dans l’inconscient collectif : et d’ailleurs les candidats ne s’y trompent pas qui – quelque soit leur tropisme politique – vitupèrent du haut de leurs tréteaux ces ripoux voyous.
On ne donne pas ici dans le populisme, mais on s’étonne que le MEDEF soit incapable d’imposer une charte éthique aux sociétés du CAC40 qui par leur image, par leur notoriété ruinent la crédibilité de la libre entreprise.