Décryptage sans complaisance de l'actualité.
La montagne a accouché d’une souris. Beaucoup de tohu-bohu pour un piètre résultat. Ce n’était ni un débat, ni un dialogue mais la juxtaposition de soliloques rabâchés à satiété par les deux candidats depuis plusieurs semaines. L’affaire du débat aura fait pschitt !
Ceux qui espéraient que cette mise en scène médiatique serve de rampe de lancement à une véritable opération de rapprochement politique en seront pour leurs frais. Bayrou et Royal seront restés conformes à l’image que nous nous sommes forgés de ces deux politiciens : des acteurs de série B plus préoccupés par leur petites histoires que par les enjeux qui font défi aux français.
Quel intérêt pour l’électeur dans cette confrontation soporifique ? Royal s’y est piégée en offrant une caisse de résonance aux thèses libérales de son invité pour le plus grand déplaisir de son flanc gauche, quant à Bayrou il a pu à loisirs persifler sur Sarkozy, son hobby du moment.
Saluons l’artiste Bayrou qui sur sa lancée du premier tour aura réussi à maintenir les feux de l’actualité pour une semaine de rab. Sans qu’en aucune façon cette resucée ne modifie les fondamentaux du second tour. S’il y a une chose qu’il a prouvée : c’est que les média sont libres de fabriquer une marionnette pour que l’espace d’une campagne présidentielle elle vienne sur un plateau faire trois petits tours et puis s’en aille…
Bye bye Bayrou !