Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Ce n’est qu’une première salve mais le tir est ciblé : la mégère du PS et son pacsé. Mélenchon et Vals sans faire partie du premier cercle ne sont pas des seconds couteaux. Haro sur Ségo et dégât collatéral : Hollande.
La reprise des hostilités pourra-t-elle attendre le soir du second tour ? Rien n’est moins sûr. La tentative avortée de rallier le béarnais a mis les éléphants en émoi. Aller marchander quelques voix auprès du solitaire du Modem quand on prétend diriger l’opposition : c’est un aveu de faiblesse, c’est une erreur grossière car, perdu pour perdu, les deux ou trois sièges qu’elle pourrait récupérer par ce voyage à Canossa n’empêcheront pas la déculottée annoncée.
Alors quelle mouche l’a piquée pour téléphoner à Bayrou sans consulter les instances du PS?
Le plaisir de montrer qu’elle est indépendante, qu’elle ne doit rien à personne et qu’elle trace son sillon sans se préoccuper du parti, de ses caciques et de ses éléphants. C’est une stratégie de l’improvisation, de l’impulsivité : c’est la confirmation que Mme Royal était une candidate incapable de construire un projet dans la durée.
Elle failli à regrouper sur son nom une majorité, l’Histoire va avancer, elle restera pour la gauche celle qui l’a faite échouer là où tout autre candidat rose pouvait prétendre s’installer à l’Elysée.