Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Le cas est débattu sur toutes les antennes. Pas un politicien qui ne se prononce sur ce problème et ne profite d’un micro, d’une caméra pour nous gratifier du résultat de ses cogitations. L’opposition y va de son couplet anti sarkoziste, la majorité fait bloc derrière son président. Le sujet de toute cette agitation, lui, se tait, se terre selon certains. C’est vrai qu’il est discret le Fillon, qu’il ne donne pas dans la posture « mousquetaire » qu’affectionnait tant son prédécesseur.
On aura compris que cette polémique sur le rôle du premier ministre et l’omni présence du chef de l’état intéresse peu dans le pays. Un président a nommé son gouvernement et désigné parmi ses membres le premier d’entre eux. Cette situation est tellement banale qu’elle n’étonne que ceux qui cherchent à ergoter.
Mais
La question du qui-fait-quoi, des rôles respectifs des membres de l’exécutif ne concerne que ceux chargés de mettre en œuvre les réformes. Peut-être les opposants au changement s’inquiètent-ils de voir le train des réformes se mettre en branle avec célérité ? Et plutôt que de proposer une politique alternative qu’ils ont échoué à présenter aux suffrages des électeurs, cherchent-ils – en déconsidérant le premier des ministres - à jeter le doute sur la capacité du gouvernement à appliquer la mission qu’il a reçue des français ?
On peut prédire, sans grand dange,r qu’il leur faudra de meilleurs arguments pour empêcher le train d’avancer.