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Décryptage sans complaisance de l'actualité.

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Le premier des ministres

Le cas est débattu sur toutes les antennes. Pas un politicien qui ne se prononce sur ce problème et ne profite d’un micro, d’une caméra pour nous gratifier du résultat de ses cogitations. L’opposition y va de son couplet anti sarkoziste, la majorité fait bloc derrière son président. Le sujet de toute cette agitation, lui, se tait, se terre selon certains. C’est vrai qu’il est discret le Fillon, qu’il ne donne pas dans la posture « mousquetaire » qu’affectionnait tant son prédécesseur.


On aura compris que cette polémique sur le rôle du premier ministre et l’omni présence du chef de l’état intéresse peu dans le pays. Un président a nommé son gouvernement et désigné parmi ses membres le premier d’entre eux. Cette situation est tellement banale qu’elle n’étonne que ceux qui cherchent à ergoter.


Mais la France d’en bas, chère à ce brave Raffarin, n’a cure de ces questions pataphysiciennes. Elle est concernée par la mise en place rapide des mesures proposées et approuvées par les consultations des français.


La question du qui-fait-quoi, des rôles respectifs des membres de l’exécutif ne concerne que  ceux chargés de mettre en œuvre les réformes. Peut-être les opposants au changement s’inquiètent-ils de voir le train des réformes se mettre en branle avec célérité ? Et plutôt que de proposer une politique alternative qu’ils ont échoué à présenter aux suffrages des électeurs, cherchent-ils – en déconsidérant  le premier des ministres - à jeter le doute sur la capacité du gouvernement à appliquer la mission qu’il a reçue des français ?


On peut prédire, sans grand dange,r qu’il leur faudra de meilleurs arguments pour empêcher le train d’avancer.

 

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D
Le "qui-fait-quoi" n'a effectivement aucune importance, sauf de faire des ..."couacs" !... L'essentiel est de "faire", et de faire aussi bien que possible... En l'occurrence, les "goguenards" seraient mieux inspirés en faisant d'abord un travail élémentaire, qui est celui de s'informer : Sarkozy, dans son livre "Témoignage" (2007), a annoncé la "couleur ": le pouvoir exécutif est entre les mains du Président de la République puisque le suffrage universel direct lui en donne la légitimité... Les Français doivent savoir qui décide, quand, comment, pourquoi et dans quelles circonstances" ... Et plus loin : " Le Premier Ministre doit être reconnu comme celui d'un coordinateur de l'action gouvernementale"... Quant à Fillon, il a écrit dans son livre "La France peut supporter la vérité" (2007) : "La concordance de la présidentielle et des législatives subordonne les secondes à la première. C'est là que se détermine le choix des Français. Dès lors, il est impensable que le Président ne gouverne pas. Il doit diriger le gouvernement, expliquer régulièrement ses choix au pays, rendre des comptes devant le Parlement"... Et il n'écarte pas la possibilité d'une présidentialisation du régime, impliquant la suppression éventuelle du poste de 1er Ministre... On peut donc en conclure que les deux hommes sont sur la même longueur d'onde...et prédire que la déclaration de Fillon devant l'Assemblée ira dans le même sens...
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