Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Fini le temps des génuflexions, Dieu est descendu de son Olympe. Le président s’est fait homme et Fillon est son "remarquable" dauphin. L’intervention n’avait qu’un but : redonner un visage républicain à celui que les média traitaient déjà de monarque élyséen.
Le couple présidentiel partage la même vision, la même ambition et inutile de chercher la moindre tension dans cet attelage : sous le joug il n’y a pas un président et un premier ministre, juste Nicolas et François amis depuis 5 ans, qui tirent le char de l’Etat !
Quant à l’équipe qui gouverne, elle est à la tâche, l’œil fixé sur les résultats. Rien n’est interdit, surtout pas de critiquer dès l’instant où l' on obtient des résultats. Mais quels résultats ? Ca on le saura pas.
C’est difficile de gommer l’impression de monsieur-je-décide-de-tout que la première partie de l’intervention a encore accentué. « J’ai été élu pour agir, pas pour faire la sieste » résume pour le français lambda le président. Cet axiome justifie que tout ce qui touche les français est du ressort Elyséen.
Toute la maestria déployée pour faire passer le coté consensuel, travail d’équipe, et partage des responsabilités avec ses ministres - " tous très bons " - venait se briser sur cette vérité sans cesse rappelée : « moi j’ai été élu par les français. »
Alors d’inflexion, il n’y en aura pas. Le chef omniprésent restera hyper actif et ceux à qui ça ne conviendrait pas n’auront qu’à en tirer la conclusion. Fermer le ban !