Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Reviens, reviens pas ? Le pas de deux continue. Le retraité de la politique, empoisonne l’existence à gauche et détend forcément l’atmosphère chez ses adversaires d’hier, aujourd’hui aux affaires.
Il fallait le voir jubilatoire (1) à l’évocation du tsunami que son pamphlet a déclenché chez les socialistes. Telle une pucelle à son premier rendez vous le Jospin rosissait de plaisir : son pouvoir de séduction n’était que pouvoir de nuisance : mais quel effet !
Passé cet instant d’autosatisfaction, l’intervention du Jospin sur les sujets d’actualité ne risque pas l’altérer la sérénité du gouvernement. C’est même confondant d’entendre un ex premier ministre justifier – contre toutes raisons - les régimes spéciaux de retraite, vanter les 35 h et se congratuler pour avoir mis la France en queue de peloton.
La gauche n’en finit pas de clore le bal des hypocrites : quand on croit qu’elle fait enfin du blairisme, elle s’enfonce dans ses contradictions, et se ridiculise par l’archaïsme de ses propositions.

La majorité ne trouve face à elle qu’un de Villepin (2) dont le venin suinte de tous les pores de la peau, et un Jospin, l'éternel faux-cul, qui n’existe plus qu’en flinguant ses copains. Au regard d'une majorité soudée, ces deux là n’en finissent plus de se disqualifier.
1 Jospin sur LCI RTL, : le Grand Jury
2 De Villepin sur radio J