Décryptage sans complaisance de l'actualité.
L'angélisme, c’est, ma foi, la doctrine que les évêques catholiques ont décidé de ressusciter. On croyait l’Église de France guérie de son tropisme gauchiste : on avait péché par naïveté. Elle fait entendre une douce mélopée sur le refrain connu : « laissez venir à moi les petits d’immigrés » et tente de nous faire avaler que sa critique du nouveau dispositif de regroupement familial sort tout droit de la lecture des évangiles.

Faire des Évangiles le substrat à la conduite des affaires du pays relève de la candeur, si ce n’est de la cécité. L’Église s’est suffisamment fourvoyée en empruntant cette route, copinant ici avec les communistes, là avec le national-socialisme qu’on la croyait vaccinée. Il lui manque une piqûre de rappel.
Ces éminences épiscopales oeuvrent à augmenter le flux des migrants, sans doute pour repeupler la fille aînée de l’église. Ca part d’une bonne intention. Leur aurait-on caché que les nouveaux arrivants ne sont pas tous polonais, qu’il y aurait même des musulmans qui fréquentent rarement les églises ?
Mais la hiérarchie catholique dont les légions clairsemées peinent à reconnaître leur chef peut être satisfaite : Oussama est aux anges...Les églises restent désertées, sauf par les sans papiers.