Décryptage sans complaisance de l'actualité.
C’est un jeu à somme nulle au quel se livre notre président. D’un coté on sollicite les meilleurs experts pour diagnostiquer les obstacles à la croissance sous la houlette d’un récent converti à l ‘économie de marché, Attali. De l’autre on dénombre toutes les entraves que l’on pourrait mettre pour que cette croissance, si elle a lieu, profite surtout aux économies émergentes, nouveau vocable pour désigner les pays qui n’ont rien à cirer des directives écologiques.
Bien sûr c’est caricatural. Mais entendre Attali plaider pour la suppression du principe de précaution et la sous ministre écolo anathématiser l’hérétique, résume pour le français moyen l’impasse dans la quelle s’est fourvoyée le Sarkozy.
La croissance peut seule permettre le financement des ruptures chères au président. Le développement durable, appellation politiquement correct du malthusianisme renaissant, signifie une ré orientation de l’économie par voie de taxation. Les adeptes de ce nouveau catéchisme osent prétendre que le poids de ces taxes est neutre ; en d’autres termes ce ne serait qu’un système de redistribution, nouveau jeu à somme nulle.
Fadaise que cette prétention à redistribuer autant que l’on a prélevé. Les français ont appris que ce type de promesse n’engage que ceux qui les entendent. Résultat de ce Grenelle : des prélèvements supplémentaires à sortir de la poche de la ménagère pour le meilleur bien être des pays émergents, sans aucun effet mesurable sur les problèmes de l’environnement.
Bravo Borloo, bravo Hulot, bravo Kosciusko ! Vous avez fait votre numéro et bien mérité de la cause écolo. Reprenez vos hélicos, enfourchez vos vélos quand vous passez devant les gogos et laisser Attali et ses boys imaginer pour le pays des solutions pour donner aux 3 millions de français qui cherchent (?) une chance sérieuse de retrouver un boulot.