Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Les dispositions visant à inciter les médecins à s’installer dans les zones sous médicalisés sont passées à la trappe. Le lobby médical aura fait fléchir un gouvernement dont on espérait que sur une réforme aussi équitable et nécessaire il tiendrait bon. Cet abandon du projet de loi viendra lester encore un peu les comptes de la sécurité sociale.
Mais surtout cette reculade confortera tout ceux qui défendent becs et ongles leurs prés carrés et refusent de consentir l’ombre d’un effort au service de l’intérêt général. A leur décharge les mesures fiscales du début du quinquennat auront savonné la planche des ministres qui au gouvernement souhaitaient entamer le corporatisme des professions protégés.
La vivacité des débats avec les pharmaciens comme avec les internes a démontré que le niveau général de compréhension des sujets économiques se situait au mieux au raz des pâquerettes. Ainsi la discussion sur la charge du financement des études supportée par la collectivité dépasse la capacité d’entendement de ces brillants sujets.
Peut être une piste à long terme pour un futur gouvernement qui voudrait moderniser : donner aux étudiants de toutes facultés une culture minimale sur les fondamentaux de l’économie de marché.
Il ne faudra pas être pressé pour réformer !