Décryptage sans complaisance de l'actualité.
C’est à hurler, à faire vomir, à se recroqueviller dans sa coquille pour ne plus être témoin de l’hallali, de la curée, de la mise à mort orchestrée par les « autorités » dans le fiasco de l’arche de Zoé. Jeter en pâture, livrer aux chiens – selon la triste formule – l’honneur des hommes pour s ‘exonérer de ses propres turpitudes, c’est ce que notre gouvernement, nos ministres, à l’unisson face au danger, ont orchestré.
Avec quelle promptitude, avec quelle précipitation n’ont-ils pas jeté l’opprobre sur une opération qui n’avait pas pu être montée sans que leurs services soient informés. A qui fera-t-on croire que dans la France Sarkozienne, 103 petits blacks puissent débarquer à l’insu des autorités ? Pas besoin de tests ADN pour décréter qu’ils n’arrivaient pas au titre du regroupement familial.
Les autorités, le brave docteur Kouchner, le ministre qui veut extraire les réfugiés du Darfour, l’inventeur des corridors humanitaires, avaient donné leur accord. Aucune mission de cette importance ne peut être montée au Tchad sans que l’armée française, omni présente ne soit sollicitée, informée, mobilisée.
Pourquoi la sortie de ces orphelins a-t-elle tourné au bide ? Qui n’a pas touché sa commission, quel intermédiaire a jugé que le prix perçu était indigne du service rendu ?
C’est un président tchadien aux accents de bête immonde qui s’est livré à une diatribe obscène évoquant des réseaux pédophiles, des trafics d’organes… Et c’est un ambassadeur de France qui a joint sa voix à cette marionnette « amie » de notre pays. La voix de la honte. Qu’en sait-il, ce cireur de babouches patenté, de la culpabilité de cet ONG ? Est-il flic, juge ce procureur intérimaire ?
Ils furent nombreux à Paris à se laver les mains, les ministres et leur sous fifres : bien entendu contre toute évidence ils ne savaient rien.
La république n’aura jamais enfanté autant de Ponce Pilate spontanés qu’en ce triste
dimanche d’octobre. Peu importe au final si les « humanitaires » - on ne leur donnera pas le bon dieu sans confession - passent quelques jours à l’ombre. Il se trouvera bien une nouvelle Cécilia Sarkozy pour venir, dans quelques mois, les libérer.
Mais ces gamins, ces petits blacks c’était pour eux la seule chance que la lumière succède enfin à la nuit et le noir est déjà retombé.