Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Le nom est doublement symbolique. D’abord il est emblématique de l’indépendance face aux impérialismes tout puissants, de la capacité d’un petit à défier l’autorité fut-elle même d’origine céleste, et aussi porteur de la dimension planétaire de ce réseau de satellites de positionnement. Enfin n’est-il pas au départ d’une révolution dont on bénéficie encore des effets. Car bien entendu, il s’agit de Galilée !
Galileo a triomphé de l’adversité, du concurrent nord américain qui s’ingéniait à retarder son envol et des dissensions européennes nourries du fiasco d’EADS. Contrairement à la leçon que l’on croyait devoir tirer des mésaventures (euphémisme) d’Airbus,
c’est à un à financement public que Galileo doit son sauvetage. Il en est des dogmes, comme des certitudes, il faut avoir l’honnêteté de les rancarter le temps de réaliser une opération d’exception.
Et puis qu’on donne dans le symbole, c’est à la PAC tant décriée que l’on doit cette résurrection. L’envolée des cours des céréales a évité la distribution de subventions qui trouvent une utilisation beaucoup moins terre à terre dans la mise en orbite d’une trentaine de satellites.
Chacun ne sait peut-être pas que l’une des applications de la géo localisation c’est l’assistance aux agriculteurs. Un bienfait ne se perd jamais.