Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Les banquiers sont de ces gens là. Ils ont laissé inventer des produits complexes pour absorber des liquidités qui ne trouvaient contre partie dans des valeurs réelles. Ils ont engagé leurs établissements, c’est à dire l’argent qui ne leur appartenait pas dans des montages qu’un QI moyen est incapable d’appréhender. Bientôt ils devront admettre, ultime ligne de défense, que le leur est tout aussi insuffisant pour mesurer l’ampleur des risques qu’ils ont fait courir à leurs déposants.
Après ceux de la BNP et de la société générale, les dirigeants du Crédit agricole sont acculés à ce constat. Ils ne savent plus où ils en sont dans la débâcle des subprimes. C’est pourtant la maîtrise des risques qu’ils font encourir à leur client qui justifient leurs confortables émoluments.
Le point, comme disent les anglo saxons, n’est pas de décrier le gotha de nos institutions financières, tous émoulus de cet établissement que monde entier nous envie : l’inspection des finances. Haberer, le sinistre sire du Lyonnais en était.
Non, le point c’est d’en finir avec l’insupportable arrogance des « bullocrates » comme les a judicieusement baptisés JF Kahn. Ces cireurs de pompe du système voués au culte de l’exception française. « Chez nous c’est différent, ça ne peut pas arriver ! » Que ce soit un accident de chemin de fer – spécialité britannique - une panne d’électricité – spécialité californienne - , un désastre aérien – spécialité russe ou chinoise - ou une
faillite bancaire, notre système, que le monde entier nous envie - , nous épargne ces malédictions.
Les bullocrates qui mènent en bateau les gogos, ont laissé croire que nous échapperions à la crise financière. Strauss Kahn, du haut de son FMI, vient nous rappeler que « tous seront frappés, même s’ils ne mourront pas tous ».