Décryptage sans complaisance de l'actualité.
La déclaration du patron de FO ne saurait être critiquée si ce n’est au nom d’un anti syndicalisme obsolète. Elle fait même partie de ces évidences que dans d’autres temps, d’autres lieux il serait incongru de rappeler sauf à passer pour un niais.
Mr Mailly, ci devant secrétaire général de Force ouvrière, fait remarquer que la hausse du pouvoir d’achat c’est avant tout la hausse des salaires. Le rachat des RTT et la non imposition des heures supplémentaires ne sont que des à cotés qui ne répondent pas à l’attente des français. Une fois n’est pas coutume, mais ce syndicaliste parle d’or. Il a parfaitement raison de rappeler ce qui est frappé au coin du bons sens : c’est à « l’économie » de décider des salaires et non au politique.
On s’étonnera seulement que ce constat d’orthodoxie libérale soit le fait du plus
conservateur des syndicats. Mais sans doute la rupture affecte-t-elle aussi les syndicalistes sans que l’on ait été prévenue.
Sarkozy va finir par passer pour ultra rétrograde dans cette affaire de pouvoir d’achat, à prétendre donner d’une main sans reprendre de l’autre, ce qui fut la spécialité de tous ses prédécesseurs. Il serait temps d’annoncer la couleur : l’Etat ne peut pas tout faire (dixit Jospin) et certainement pas se substituer aux patrons pour fixer les salaires.