Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Ou l’art de se prendre les pieds dans le tapis. Le parachutage à Neuilly d’un ancien protégé de l’ex première dame pourrait faire couler beaucoup d’encre et le parti du président. Mal accueilli à Neuilly où il n’a aucune légitimité le candidat officiel est dans la situation inconfortable de pouvoir faire chuter le président dans la plus UMP des villes de France. Imaginer les dégâts !
Cette perspective dont la seule évocation fait pâlir les conseillers en image appelle une rapide correction. Mais rien n’est plus garanti ! L’électeur n’est plus le godillot qui appartient à un candidat. Il lui arrive même de faire connaître son fait à celui qui croyait le mener par le bout du nez et certains candidats sont tout étonnés de morfler !
Le jeu des primaires pourrait éviter de pareils désagréments. Faire choisir par les partisans – membres d’un parti – celui des candidats qui le mieux les représentera aurait pour double effet de valoriser le rôle des adhérents, et d’éviter la récusation par la base du choix des caciques. Le PS avait fait oeuvre utile en instaurant ce système pour extirper Royal de la bande des prétendants. Imaginez le traitement qu’elle aurait subi après sa défaite si elle n’avait pas eu sa légitimité de nominée par la base !