Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Tenter de reprendre la main quand tout ce qu’on tente vous retombe dessus est naturellement l’objectif du président. Il lui reste 4 ans, et ne peut espérer rempiler qu’en réalisant ce pourquoi il a été élu. Ce n’est pas suffisant, mais nécessaire. Il a donc tout intérêt à retrouver le chemin des formules magiques qui lui réussissaient si bien il y a quelques semaines encore.
Les réformes donc, puisque c’était, à l’entendre, au son du canon qu’on allait les enchaîner,
semblent plus que jamais sédimentées. Celle qui avait frappé les esprits et les fumeurs est un succès à mettre à l’actif de ces neuf premier mois, encore qu’elle tienne à l’héritage chiraquien. Et ne voilà –il pas qu’il est question de la détricoter. Là on reste baba, cool certes, mais quand même coi !
Pourquoi ré ouvrir un chantier qui ne fait qu’une infime proportion de mécontents, quelques vendeurs de narguilé, profession oh combien respectable mais qu’il doit être possible d’indemniser pour peu que leur cas ne relève pas de la simple fumisterie : avec ces gens là on peut douter !
Offrir aux « victimes » de cette interdiction l’espoir de revenir au temps où le tabac était roi c’est montrer que les futures réformes pourront toujours être remises en cause une fois décidées. Si ce n’est pas savonner la planche des réformateurs, ça y ressemble furieusement.
Une fois encore on reste circonspect face à un tel sens aigu du politiquement incorrect. Faut-il qu’il soit mal entouré ou qu’il ait réellement perdu la main !