Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Le concept était novateur. Il fut rodé au Kosovo. Bien entendu il ne désigne que l’absence de perte chez les militaires et s’apparente au zéro défaut. Il ignore les civils, les sans grade que l’on peut éliminer dès lors que ce ne sont que des autochtones. Les drones, les missiles au guidage laser y participèrent et les USA en firent leur choux gras avant de concéder quelques erreurs de programmation : l’ambassade de Chine à Belgrade en garde les stigmates.
C’était avant que l’Irak ne devienne le bourbier où des boys envoyés en villégiature ne découvrent qu’ils sont les occupants d’un pays qui n’est d’accord que pour exiger leur départ. Trois ans déjà que ce trip a commencé et on apprend qu’une fois encore le cycle attentat représailles justifie les pire exactions.
Le mythe de la guerre propre est mort, comme celui d’une armée américaine de libération. Pour le meurtre collectif d’une quinzaine de villageois irakiens rapporté par Time Magazine*, combien d’irakiens auront-ils payés pour n’avoir été qu’au mauvais endroit, au mauvais moment sans que personne n'en sache rien ?
On ne tire pas sur une ambulance, mais pour détruire l’image pieuse d’un occident civilisé l’armée américaine se sera révélée une arme de destruction massive d’une redoutable efficacité.