Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Echec : c’est la conclusion indubitable après cette semaine d’affrontement entre les réfractaires au CPE et le gouvernement.
Mobiliser des collégiens, des lycéens et des étudiants n’est qu’un jeu au quel se prêtent bien volontiers ceux qui investis d’une mission d’éducateurs, à l’abri de leurs inoxydables privilèges, ne connaîtront jamais les affres de la recherche d’emploi.
Imaginer un contrat discriminant les nouveaux arrivants dans la vie active, au seul titre de leur manque d’expérience est une ineptie que seul un représentant de l’énarchie a pu concocter, lui qui ne connut que les ors des palais de la république.
Dans ce combat irréel entre les faux culs : fonctionnaires à vie, représentants des avantages acquis plus connus sous l’étiquette de « leaders syndicaux » d’un coté, et les responsables politiques, premier ministre en tête et tout ceux qui n’ont d’autre choix que de sombrer avec lui, les « moins de 26 ans » ne sont que les dindons d’une farce dont ils feignent d’être les acteurs.
L’atterrissage n’en sera que plus douloureux. Que le CPE soit maintenu ou retiré : ce n’est qu’un faux débat. C’est le CDI qui doit être révisé. Fossiliser les relations entre employés et employeurs est une hérésie à la quelle tôt ou tard il faudra bien s’attaquer.