Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Pourtant les faits sont avérés, mieux encore, revendiqués ! Ce sont des délits et des crimes et leurs auteurs sont passibles d’une cour d’assises, surtout lorsque aucun doute n’entache leurs responsabilités. Ils ne nient pas, ils s’en honorent, persistent et signent.
Et bien il se trouve un magistrat pour décider que ces délinquants, voire criminels, échapperont à la justice et pour refuser qu’un procès établisse la vérité, que
Non, un magistrat – un fonctionnaire du ministère - préjuge du résultat de tout ce processus et décide d’un non-lieu pour des présumés coupables dont les agissements ont entraîné la mort avec l’intention de la donner. C’était un assassinat.
C’est en France, en 2006 et on reste pantois. Est-ce ainsi que l’on entend réconcilier les français et leur justice ?
Le problème n’est pas la morale de cette histoire, c’est justement la confusion entretenue entre morale et justice. Si la morale évolue et les lois deviennent inapplicables il faut changer les lois. Mais si les magistrats se substituent au législateur et au gré des outrances médiatiques décident la poursuite ou le non-lieu c’est que l’on n’est plus dans un Etat de droit.
Désolé Madame Humbert et Monsieur le docteur Chaussoy mais votre cause et votre honneur exigeaient un procès et vous en exonérer est une intolérable atteinte à votre dignité.
Bien sûr le ministre de la justice fait l’économie d’une remise à plat de la loi sur l’Euthanasie. Vraiment pas brillant, ce monsieur Clément.