Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Il y eut un mort, suicidé ; des innocents comptabilisant des dizaines d’années d’emprisonnement, des familles éclatées, des vies brisées, des divorces, des faillites, des torrents de larmes et de boue, des haines inextinguibles sans parler de la honte ou de la suspicion jetées sur des petites gens au vu et au su de leurs voisins, de leurs copains enfin de tout ce qui compte pour tout un chacun, et un coupable ineffable qui pérora devant le tribunal où il flanqua tous ces gens là.
Dans quel pays un tel quidam, meurtrier par suffisance, bastonneur par incompétence, destructeur par procuration est exempté d’avoir à rendre compte de ses méfaits devant la société, n’est pas même sommé de comparaître devant
Il n’y avait pas que l’URSS de Brejnev, ou
C’est un pays où conduire au dessus de la limite peut vous mener en prison, vous faire perdre vos points et parfois votre job, mais où arrêter les trains, les métros ou les bus vous gratifie d’un statut qui se monnaie en primes, augmentations, abaissement de l’age de la retraite et où envoyer en prison des innocents est la garantie d’une promotion et des primes subséquentes.
C’est l’égalité des chances façon Chirac. Entre fonctionnaires on se serre les coudes. Alors pas une seule voix ne s’est élevée pour exiger la démission, la mise à la retraite, au minimum la contrition de ce galeux. Non, le système l’a défendu, l’a protégé. La première digue qui cède et c’est toute une profession qui découvrirait à ses dépens qu’il était plus aisé d’être juge intouchable que justiciable présumé coupable.
Le silence de ses pairs, l’abdication de sa tutelle, l’absolution donnée sans une once de contrition par une classe politique incapable de discerner ce qui heurte les citoyens et les fera basculer le jour venu dans le giron d’un talentueux racoleur. C’est ça l’affaire dans l’affaire : le scandale de l’impunité du juge Burgaud.