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Décryptage sans complaisance de l'actualité.

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Après tout, pourquoi pas ?

« J'ai été ce soir scandalisé par l'émission des guignols de l'info qui mettait en scène Sarkozy et l'inspecteur Colombo. »

 

 

Un lecteur m’interpelle sur mon absence de réaction aux outrances des Charlots de l’Info. Un autre habitué de ce blog me sollicite pour stigmatiser les détracteurs familiers du « …après tout, pourquoi pas ? », clause de style qui permet de donner à un sous entendu malfaisant, un parfum d’authenticité. L’affaire est délicate. A plus d’un titre.

 


Dans le cas qui préoccupe notre premier lecteur il s’agit de fustiger ceux qui insinuent, sans jamais avoir à prouver, au prétexte que le pastiche exonère de toute obligation de narrer la vérité. D’insinuations en insinuations on frise la diffamation. Certains s’en sont fait une spécialité. D’autres en font un commerce ; les putes aussi font du commerce.

 

 

Ne pas prêter l’oreille à ces inepties est notre façon de combattre cette forme larvée d’intimidation. Pour cette unique raison on préfèrera le mépris à l’affrontement. Ce n’est pas de la couardise mais la désinformation ne fonctionne que si elle trouve des relais. Alors le sujet est clos.

 

 

Plus sérieuse l’objection de notre second lecteur. Il se désole de l’attitude qui consiste à mettre en doute systématiquement les valeurs établies au titre que leur appartenance à une Vérité collective interdirait – à ses yeux - qu’on s’interroge sur l’origine de ces croyances. Les cas sont aussi nombreux que les croyances sont répandues.

 


C’est la virginité de Marie, la chasteté de Jeanne d’Arc, le célibat de Jésus que des auteurs incrédules questionnent au grand dam des croyants. C’est aussi la probité d’un maire, la vie privée d’un homme publique qui est mis en délibéré dans une phrase qui invariablement se conclut par cette formule ambiguë : « après tout…pourquoi pas ? ».

 


Formulées à l’encontre de personnages « intouchables » ou absents, ces insinuations montrent que rien ne permet de passer d’une croyance à une vérité, sauf la foi. Et que ce fossé là n’est franchi que par les croyants. Libre aux autres de s’en affranchir. Le respect des croyances relève du sociétal : il ne saurait être édicté en dogme au risque d’enfreindre la liberté d’opinion. Entre deux maux je crains que la société souffre davantage d’un trop plein de crédulité que d’un excès de questionnement des positions établies.

 


C’est clairement le parti pris et la raison d’être de Libre Cours.  [1]

 

 

 



Société

 

Média et crise des banlieues

 

 

 

 

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