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Décryptage sans complaisance de l'actualité.

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Eduquons

Le cas est emblématique du fossé qui se creuse entre les usagers et les défenseurs patentés du service public que sont les syndicats. Près de 80% des parents d’élèves sont favorables à l’application de la loi Fillon, c'est-à-dire au remplacement des enseignants absents. Tous les syndicats sans exception y voit une « supercherie » et appellent à une journée d’action, ce qui pour les mal-lisant signifient une journée de grève.

 

 

 

 Dans cette querelle où l’intérêt des élèves semble coïncider avec le souhait des parents, les syndicats avancent l’argument de la continuité du service public ( ?) et l’inefficacité pédagogique des remplacements pour s’opposer à une mesure réclamée depuis des lustres pour l’éducation nationale et appliquée depuis belle lurette par l’enseignement privé.

 

 

 

 Emplois du temps déments, classes surchargées, programmes allongés, effectifs insuffisants, on connaît la litanie des justificatifs de tous les mouvements revendicatifs qui secouent trimestriellement les abonnés aux journées d’action de l’éducation nationale. Seul le socialiste Claude Allègre trouva les mots pour qualifier la dérive syndicale. Avec le succès que l’on sait. Oublions Bayrou qui se prit pour le Vert-Galant et eut pour seul succès de conter fleurette à la cheftaine d'un important syndicat. Quant à Fillon il fut débarqué bien qu'il eut ferraillé contre les bataillons syndicaux.

 

 

 

 Qu’ils revendiquent pour leurs avantages acquis, leurs 18 heures hebdomadaires, leurs 4 mois de congés payés, aurait l’avantage de faire connaître à tout un chacun le régime drastique auquel ils sont soumis, mais qu’ils osent prétendre que les élèves n’ont rien à gagner à cette initiative saugrenue (sic,  voir tract du SNES *) c’est prendre les enfants, les parents et les contribuables qui paient ces gens là pour… des abrutis – et je reste poli.

 

 

 

 C’est à un Grenelle à rebours que nous invite cette succession de revendications tant leur incongruité dépasse ce que le pays est capable de supporter. Encore faudrait-il qu’une voix s’élève, respecté, autorisé et fustige l’irresponsabilité des syndicalistes de la fonction publique.

 

 

 

 N’être assujetti à aucune contrainte et demander toujours plus sans qu’aucune instance n’ait le front de s’opposer à cette quête perpétuelle c’est obtenir le résultat que l’on prétend éviter : monter les français les uns contre les autres.

 

 

 

   N’attendez pas de Villepin qu’il siffle la fin de la récréation, la droite est tétanisée par la crainte des mouvements sociaux ; c’est peut être d’un homme de gauche que viendra la solution. Il y avait Chevènement, on ne lui connaît pas de dauphin.

 


http://www.versailles.snes.edu/spip/article.php3?id_article=297

 

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