Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Comment qualifier autrement cette « descente » de tout ce que PS compte de jupons pour la bonne ville d’Auxerre. Ce n’était pas pour rencontrer Guy Roux au stade de l’abbé Deschamps si elles sont descendues en délégation, c’était pour remonter les bretelles d’un certain Guy Ferez, au demeurant premier magistrat de la ville.
De quel crime s’était rendu coupable le premier édile pour se faire tancer par cette cohorte d’élues socialistes : il avait destitué une adjointe, une certaine Safia Otokoré dont le mari s’était fait un petit nom à Auxerre en poussant le ballon rond. Mais c’est sur un autre terrain que la nommée Sofia fut mise hors jeu : pour absentéisme prolongé, insultes et propos homophobes lors des conseils municipaux.
Ca en était trop pour les sexistes du PS qui volèrent au secours de l’infortunée adjointe, se cotisèrent pour un charter et s’en vinrent réclamer la ré intégration de l’insolente. Elles tombèrent sur un os – n’y voyez pas malice – et rentrèrent bredouille narrer leur mésaventure à un Royal concubin.
De cette épopée peu glorieuse on retiendra qu’il existe à Auxerre un maire qui en a !
Que les parisiennes ont oublié dans leur précipitation de rameuter les chiennes de garde, les ni putes ni soumises, la ligue des lesbiennes, la ligue contre le racisme, car vu la couleur de sa peau, il y aurait eu matière et avec tout ces renforts c’est un TGV qu’elles auraient du détourner.
Dans ce pays le port d’un jupon serait-il devenu synonyme de sacralisation. On imagine bien que ce monsieur Ferez n’a pas pris sa décision à la légère d’autant plus qu’elle a été votée par une majorité de conseillers dont plusieurs femmes. Cette attitude ne surprendra que ceux qui, habitués aux diktats du politiquement correct ont perdu tout repères et s’associent comme des moutons aux surenchères du moment.
C’est un sale coup porté à la cause de la discrimination que de se saisir du mauvais cas d’une copine à des années lumières des préoccupations de la gente féminine que l’on prétend défendre, pour promouvoir un sexisme communautariste aussi rétrograde que le machisme précédent.