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Décryptage sans complaisance de l'actualité.

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Sauve qui peut

S’il est un sujet où le seul principe qui doit primer est celui de précaution c’est bien le domaine de l’épizootie aviaire qui serait postée à nos frontières.

 

 

 

 Ceci étant dit, et si c’est le cas on n’a guère progressé car quelle précaution peut prendre Mr Toulemonde quand il s’agit de se protéger d’un virus qui n’existe pas, du moins pas sous une forme pathogène où il peut s’attaquer à l’homme. C’est bien d’alerter, mais encore faut-il qu’il y ait des possibilités de se prémunir de cette menace si elle est réelle.

 

 

 

 Car à l’exception des autorités sanitaires qui, nous serine-t-on, sont préparées au risque minime qu’une souche mutante du virus ne s’attaque à l’homme, hypothèse qui ne s’est heureusement pas concrétisée, le français lambda reste pantois devant un déploiement médiatique dont les effets pervers ne vont pas tarder à se faire sentir.

 

 

 

 Souvenons nous de la pneumopathie atypique, ou SRAS, qui devait causer des décès considérables. Le transport aérien en fut la seule victime collatérale en plus de la mort de 58 chinois que Pékin voulut bien identifier comme étant directement liée à cette « épidémie ». Pas même une demi-toussaint sur les routes hexagonales.

 

 :

 

N’oublions pas non plus la vache folle et l’embargo sur le boeuf britannique. La panique chiraquienne et la chute de la consommation de viande bovine. Les anglais qui nous gardent un chien de leur chienne pour avoir dénigré leur rosbeef, n’ont pas, semble-t-il, pati d’avoir ignoré nos objurgations.

 

 

 

 Quelques années plutôt nous étions distingués en remettant en service la ligne Maginot pour arrêter le nuage de Tchernobyl. On ne compte plus les thyroïdes qui furent contaminées parce que le nuage avait poursuivi son vol, insensible aux discours officiels.

 

 

 

 On semble ne pas savoir sur quel pied danser : de la négation du risque, que ce soit les effets des bombes de Mururoa ou  le nuage venu d’Ukraine à la dramatisation, hier le risque de l’encéphalite spongiforme bovine et aujourd’hui le tohu-bohu médiatique autour de la grippe aviaire.

 

 

 

 A cultiver les peurs, à actionner tous les leviers qui font frissonner dans les chaumières, les faiseurs d’opinion enclenchent des réactions en chaîne dont on sait seulement que leurs nocivités dépassent le plus souvent les maux que l’on veut contenir.

 

 

 

 Puisque l’homme de la rue n’y peut rien faire quel peut être le motif de l’effrayer. On ne connaît pas de cas où la panique se soit révélée bonne conseillère.

 

 

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