Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Quand la réalité dépasse la fiction, c’était le titre d’une rubrique cocasse que publiait un journal sérieux des années 60. C’était avant le poids des mots, déjà le choc des photos ! Dans cet esprit, l’incongruité des nouvelles données ce matin par la radio va enrichir notre chapitre « quand les bornes sont franchies il n’y a plus de limites… » dont la source semble plus que jamais intarissable.
Ce n’est pas qu’un prisonnier se soit fait la belle à Brest ou à Quiberon, à Tulle ou à Pompadour qui nous interpelle. Il y aura toujours des évasions. Mais qu’il se soit trouvé des petits chefs dans une administration, coiffés par des chefs, oeuvrant sous l’œil attentif de hauts fonctionnaires, imbus de leur statut et de leurs prérogatives de représentants de l’Etat et que tout ce joli monde ait consenti à ce qu’ici un détenu fasse de l’équitation, et que là, un autre s’adonne à la plongé sous marine, me laisse pantois. Apprendre le trot, le galop, le saut d’obstacles quand on a connu que le vélo, pratiquer la pêche au gros quand on s’était contenté de piéger les gogos, découvrir le vol à voile quand on n’a pratiqué que le vol à la tire, c’est la promotion que l’administration pénitentiaire permet à ses hôtes aux frais de la princesse.
Qu’accessoirement les zigotos qui bénéficièrent de ces largesses en profitent pour prendre la clé des champs n’ajoute que très peu à l’inepte de cette histoire. Cela aura seulement permis à l’absurdité de cette situation d’exploser à la face de cette administration. Avec les conséquences que vous savez : la promotion des impétrants.
Par un étrange concours de circonstances, c’est à un nommé Clément que sont confiées les clés des pénitenciers de