Décryptage sans complaisance de l'actualité.
L’été est propice aux relectures. Un de mes journaux favoris vient de publier un florilège des contributions de tout ce que la gauche compte de dirigeants. Et franchement ça mérite d’y consacrer quelques instants.
On sait tous que socialisme rime autant avec générosité qu’avec naïveté ; la générosité des nantis et la naïveté du petit peuple, on l’avait compris. Coté dirigeants, on est plus hésitant : entre tartufferie et démagogie.
Rappelons nous le socialisme, c’est tout simple : on prend l’argent où il est pour le distribuer où il y en a en moins et on recommence jusqu’à ce que tout le monde en ait autant ou plus du tout, ce qui est pareil. Au passage c’est devenu le communisme et ça ne marche pas sauf à mettre partout des soldats pour que tout le monde aille au pas.
Alors quand on est un tant soit peu honnête on en tire la conclusion que le socialisme qui est au communisme ce que la messe basse est à la grand messe ça ne peut pas non plus marcher puisqu’il est amplement démontré que sa finalité est une utopie.
Certains continuent de penser que le socialisme est un parasite qui peut prospérer sur un corps libéral à condition que ce dernier ne soit pas empêcher de se développer. C’est ce que Blair fait en ayant bien soin de laisser le libéralisme fonctionner sans entraves majeures. Ces gens là font l’hypothèse que libéralisme n’a pas la capacité de s’auto réguler pour corriger ses propres excès et demandent à un agent extérieur de s’y employer. C’est le néo libéralisme.
Et puis il y a les socialistes français qui réclament la rupture avec le capitalisme, qui veulent remettre en cause l’économie de marché, qui promettent que tout le monde sera riche beau et en bonne santé. Ils nous l’ont déjà joué en de 1981 à 1983 avec 3 dévaluations à la clef.
Ces socialistes là sont indécrottables, ils ne peuvent plus même arguer que leur système mérite d’être essayé : il l’a été et partout ce fut un désastre. Ils ne peuvent pas même expliquer comment sortir d’une économie de marché quand l’Internet, les communications mettent tous les produits partout à disposition, ni comment les français sur protégés pourraient retourner en autarcie comme si, par exemple, une PAC franco française avait un sens.
Et c’est pourtant à ce retour que nous invite les Fabius, et tous les fils et filles de Mitterrand. On ne dira jamais assez le désastre que fut pour le pays l’avènement de notre anti Thatcher. Alors que les anglais faisaient une cure de thatchérisme les français s’abandonnaient à la mitterrandolâtrie et à ses avatars : le temps libre, les trente cinq heures et autres hérésies.
Aussi sidérant que cela puise paraître après tous ces bouillons, le discours des gens de gauche est à la surenchère, au verbiage compassionnel, à la bouillie idéologique. Mais plus sidérant encore est l’appel à l’extrême gauche, «à l’union des forces de progrès (sic) en vue d’une action gouvernementale».
Quand les bornes sont franchies il n’y a plus de limites. Quel homme politique osera rappeler les socialistes à la décence ? Marchands d’illusions ils ont mis