Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Ça se passe en Espagne, ça se passe en France, ça se passe en Angleterre, mais c’est en Afrique, en Océanie, ou en Amérique du Sud mais ça n’est certes pas en Europe.
C’est à Melilla, à Mayotte, aux Malouines ou dans biens d’autres points sur la mappemonde où l’Europe s’étend contre vents et marées. Espagnols, français, anglais, hollandais et j’en oublie certainement gardent sur tous ces continents des vestiges d’un temps où le colonisateur était le bienfaiteur. Difficile de n’avoir pas compris que ce temps était révolu. Qu’il n’y a pas plus de légitimité à imposer au cœur du royaume chérifien des enclaves espagnoles, que de maintenir des comptoirs français dans les Indes orientales.
Difficile de ne pas voir dans les incidents de Melilla comme dans les dérives migratoires à Mayotte ou les problèmes en Guyane comme un avant goût d’une remise en question définitive du rattachement de ces territoires à leur tutelle coloniale.
Étrange silence des politiques de tout bord pour ces anachronismes dont la persistance n’est permise que par la mise sous perfusion permanente de ces territoires par leur métropole, au plus grand profit des populations voisines qui entretiennent d’excellents rapports avec ces ulcères sur l'épiderme européen dont elles savent tirer un profit maximum.
Combien faudra-t-il de Melilla, de guerre des Malouines, d’immigrations sauvages à Mayotte pour qu’enfin l’Europe se satisfasse de n’être qu'européenne ?
Difficile de renâcler à l’entrée de