Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Le gouvernement semble frappé d’aphasie. Tétanisé. Le premier ministre étonnamment absent sur l’affaire de
Il en a fini avec le pain blanc, l’ami Villepin. C’est la semaine où tout s’écroule : un sous ministre des anciens combattants se couvre de honte en licenciant la petite fille de Papon, un ministre de la justice est désavoué par le Conseil Constitutionnel pour avoir confondu bonne justice et bons sentiments, un ministre des transports – oui il y en a un - sombre avec la mutinerie d’un de ses bâtiments et le successeur à la santé de Douste bla bla doit annoncer le plus grand déficit de l’histoire de la sécurité sociale alors que l’équilibre nous était promis.
On pensait en avoir fini avec les politiciens quand de Corse est venue l’estocade. On ne les aimaient pas, même qu’on les détestaient avec leur cagoule, leurs bombes, leurs rackets et leurs fanfaronnades. Mais il y avait ce mélange de Robin des bois, de Sacco et Vanzetti, de Bonnie and Clyde qui nous empêchaient de totalement criminaliser leur comportement.
Et les cagoules sont tombées : un soi-disant représentant des indépendantistes, un nommé Talamoni, tout comme le patron du syndicat des travailleurs corses – un certain Rossi, ont revendiqué urbi et orbi le piratage du Paoli. Non pas qu’ils se battent contre la privatisation mais - je cite - « pour garantir la continuité territoriale et la qualité du service public que l’État français met en péril. » Des indépendantistes garants du rapprochement avec la métropole, des nationalistes corses intéressés au service public : on leur avaient attribué des convictions on découvre qu’ils ne courent qu’après les subventions.
Cette croisière imprévue du Paoli aura éclairé les velléités indépendantistes des plus obtus nationalistes. Ils n’en veulent qu’à nos sous et ne reculeront devant aucun reniement pour garder leurs prébendes, leurs sinécures et leurs petits trafics.
On comprend dès lors que l’interruption de la ligne avec le continent leur porte préjudice et leurs raisons pour réclamer derechef le retour du service public.