Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Je voulais vous raconter l’ONU, l’intervention de Villepin, qui a sans doute oublié que l’Histoire ne repasse jamais les plats. Son idée de taxe sur les avions a fait un flop. Sur 191 pays, il ne s’en s’est trouvé que deux pour y souscrire et tous les autres pour en sourire. Il n’y a qu’en France qu’on en a parlé comme si le monde allait s’arrêter de voler. Ca s’appelle de la propagande et nos média sont incapables d’y résister.
Mais ce soir il y a cette statue qui à peine érigée mérite qu’on vous en parle. Ce n’est pas qu’elle soit belle ou hideuse, indécente ou grotesque, que son sculpteur soit l’un de mes proches ou un futur Botero, c’est que son modèle est l’objet de tant de polémiques qu’on a dû changer notre Une pour vous faire partager notre émotion.
Il s’agit de monsieur Escriva de Balaguer que vous avez le droit de ne pas avoir côtoyé. D’ailleurs si vous l’aviez il y a longtemps que vous ne liriez plus ce blog. C’est un personnage de roman, mais avant de figurer dans le da Vinci Code il a engendré une pieuvre dont les saintes tentacules n’en finissent pas de broyer les âmes qui se sont égarées dans son sillage.
Ce n’est pas le moindre des griefs qu’on osera formuler à l’encontre de Karol Wojtila d’avoir mené tambour battant la canonisation du révérend Balaguer sans même entendre l’avocat du diable.
Car cet Opus Dei, prélature unique qui ne rapporte qu’au saint Père, puisque c’est de l’Oeuvre qu’il s’agit n’est rien moins qu’une secte dont les tribunaux français ont à connaître les turpitudes. C’est un laveur de cerveau, un guru de l’aliénation, l’auteur de « Chemins » un recueil de maximes dont j’extrais « mange, dors et oublie que tu existes », le machiste caractériel qui interdit le mariage aux laïcs membres de l’œuvre que Jean Paul II a béatifié, canonisé et dont il a fait ériger une statue au cœur de Saint Pierre…
…Et que Benoît XVI a bénie aujourd’hui, mais pouvait-il en être autrement ?