Décryptage sans complaisance de l'actualité.
"C’était un temps que les moins de 60 ans ne pouvaient pas connaître…"
C’était le temps où avec un certificat d’études on entrait dans la vie, muni d’un viatique qui ouvrait la porte d’un premier emploi. Nul ne discutait alors de la durée de la période d’essai, pas plus que des motifs d’un renvoi (C’était avant même qu’on cause de licenciement).
l n’y avait pas de chômage. Et ceux qui ne bossaient pas étaient réputés avoir un poil dans la main. Bien sûr il ne faut pas confondre la cause et l’effet. Mais il n’y a plus de certif’, il y a le collège unique, l’enseignement obligatoire jusqu’à 16 ans et le vide sidéral qui entoure la recherche d’emploi.
Le paradoxe se manie aisément. Si un énarque, le meilleur d’entre nous ou son frère cadet, bardé de tous les diplômes que l’université procure peut concocter une dissolution catastrophique, un contrat CPE, puis inventer la « promulgation – non application » d’une loi votée sans se faire remercier, on se prend à regretter le temps où des politiques issus de la communale et munis d’un certif ‘ insufflaient au pays des valeurs de bon sens qu’il était bien difficile de ne pas partager.
Il serait temps qu’on ré invente le certif’ et qu’on fossilise les énarques.