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Décryptage sans complaisance de l'actualité.

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Avis de recherche

Flamboyant il nous avait demandé 100 jours pour juger des effets de son discours, 20 auront suffi pour ne plus lui faire crédit. On allait voir ce qu’on allait voir et les persifleurs de tous bords étaient prévenus ils allaient devoir remiser leur piques et leurs railleries. Le temps des raffarinades était clos. On ignorait alors que s’ouvrait le temps des bravaches.

 

 

Las, le discours d’intronisation tomba à plat. La montagne n’accoucha que d’une souris, mais c’était au moins ça ! Un nouveau contrat allait donner aux patrons de petites sociétés le droit d’embaucher pour accompagner l’évolution de leurs activités et de ne pas se trouver ficelés si les affaires ne suivaient pas. En fait ils avaient deux ans pour valider ce contrat.

 

 

Dans beaucoup de modestes entreprises le développement est irrégulier, la succession de haut et de bas et l’absence de fonds propres interdisent de prendre le risque d’un CDI tant qu’un nouveau palier n’est pas assuré. Conséquence pas d’embauche ou presque. C’est pour traiter de ce problème et créer un nombre conséquent d’emplois que ce contrat fut annoncé.

 

 

C’était oublier qu’en France les amis des chômeurs, ce ne sont certes pas les syndicats sensés  représentés les détenteurs d’emploi. Au nom de la défense de ceux dont l’emploi est déjà garanti par un CDI, les syndicats décrétèrent qu’on ne créerait pas pour les chômeurs des emplois sans cette même garantie, ruinant pour ces derniers la perspective de quitter le RMI. Bien que l’emploi soit la priorité des priorités il fut décidé en catimini que ce nouveau contrat serait, pour les patrons, aussi coûteux qu’un CDI si d’aventure il devait y être mis fin. Ce qui mit fin à toute perspective de réduction du chômage.

 

 

De la mesure phare de notre Tartarin il ne restait rien. Il n’y eut pas d’escarmouche, au seul froncement de sourcil de la gente syndicale il baissait la garde, notre Premier ministre. Il capitulait en rase campagne : les chômeurs ne sont pas syndiqués et on ne leur paye pas le TGV pour venir défiler devant l’Assemblée Nationale. Qu’était devenu notre fier mousquetaire, si prompt à croiser le fer contre les cow boys,  notre meneur de croisade ?

 

 

Que reste-t-il du plan pour l’emploi crânement annoncé le jour de l’investiture ? Que reste-t-il des grandes envolées, de la confiance qu’on devait retrouver ? En moins de 20 jours tout s’est envolé. 

 

 

Quand tout penaud il est paru dans nos étranges lucarnes, déjà on regrettait le bon vieux Raffarin en se demandant : qu’est devenu notre mousquetaire, notre matamore, notre fier à bras ? S’est-il volatilisé ?

 

 

 Alors pour ceux qui l’auraient aperçu, n’hésitez pas, nous sommes à la recherche de notre Villepin perdu !

 

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