Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Enfin une bonne nouvelle, on ne peut que se féliciter qu’à Matignon on se soit souvenu qu’il existe aussi des français qui donnent leur voix au Front. Même si il a fallu beaucoup trop longtemps pour lever l’interdiction qu’un Chirac obsolescent avait imposé à tous ses gouvernements. Alors ne chipotons pas notre satisfaction. Que signifiait l’ostracisme envers ceux qui ne partagent pas les mêmes valeurs. Quelles sont les valeurs qui ont vocation à diabolisation. A quel titre ceux qui se reconnaissent en ces valeurs devraient être confinés dans les ténèbres extérieures. Que mécaniquement on empêche un français sur cinq d’être représenté par un député constitue une discrimination semblable aux ségrégations que ces mêmes français cherchent à introduire dans notre société.
Et si par un effet d’arroseur arrosé, le retour de cette politique en a décoiffé plus d’un et décapité le roi des boute-en train, un certain Jospin, il est peut être temps de cesser d’invectiver les électeurs séduits par le Front et considérer que les thèses aux quelles ils adhèrent ont le droit d’être librement débattues.
Les lois Gayssot restreignant la liberté d’expression, l’ostracisme appliqué aux partis d’extrême droite sont des carcans imposés par des minorités d’opinion au nom de soi-disant valeurs républicaines dont se parent extrémistes de gauche et bien pensants de droite avec une égale hypocrisie.
Reconnaissons à notre premier ministre d’avoir eu le courage de briser un tabou. Mais je doute que sur sa lancé il retrouve pour les extrémistes de gauche les accents de vertueuses indignations qui furent jusqu’à ce jour réservés au Front !