Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Etait-il utile d’en remettre une couche ? Faut-il en plus passer pour un mauvais perdant ? Quel profit espérer d’une douteuse contestation ? Ces questions il aura du les ressasser et, souhaitons le, trouver matière à positiver. Mais de notre fenestron on campe sur une mauvaise impression.
Ca nous rappelle les cours de récré, les « c’est pas d’jeux ». Ca fait pleurnicherie de petits dans la jupe de leur maman. Le Delanoê ne sort pas grandit de cette épilogue. On comprend qu’il soit meurtri mais pas qu’il en devienne aigri ! Signe d’une maturité inachevée, la perte de son pari nous l’aura révélé beaucoup moins aguerri que sous ses airs de Dandy il feignait d’apparaître.
Ce qui intrigue dans ce soliloque c’est d’en déceler le véritable destinataire. Ni vous ni moi, pas davantage les membres du CIO, ni même les anglais dont on peut sans peine imaginer qu’ils jubilent de nous avoir niqués, ne sommes visés par la supplique de notre Delanoë, non, c’est à une haute autorité, un immanent justicier que cherche à s’adresser notre trublion et c’est ce qui inquiète.
Faut-il être idéaliste, naïf ou utopiste pour invoquer une soi disant éthique qui aurait été bafouée ou plus simplement infantile pour croire en un monde où angélisme cohabiterait avec fair play. Les socialistes sont incorrigibles, toujours prompts à réclamer leur dus ils se trouvent fort dépourvus quand plus malin qu’eux a fait main basse sur leur dévolu. Et c’est sans l’ombre d’une retenue qu’ils profèrent leurs imprécations, crient au scandale, à la magouille et vouent aux gémonies, eux qui n’ont jamais, au grand jamais, stipendié, soudoyé ou corrompu.