Décryptage sans complaisance de l'actualité.
C’est un sujet tabou, pas un peu tabou comme la vie privée des hommes politiques, ou la santé de nos gouvernants, non mais réellement tabou de chez tabou !
Il ne fait jamais débat. Evoquer de l’évoquer, vous n’y pensez même pas ! C’est pourtant une anomalie, que dis-je, un anachronisme, une survivance d’ancien régime, une spécificité gauloise et gaullienne à la fois. C’est anti démocratique, inégalitaire et discriminatoire mais c’est profondément ancré dans le cœur des prétendus républicains. C’est aux français ce que les vaches sacrées sont aux indiens : un vestige indécrottable, héritage d’époques révolues.
Ce statut suranné octroyé à
Si 20% des actifs de ce pays ne sont pas soumis aux règles communes, bénéficient de retraite plus généreuse et plus précoce, ne sont pas exposés au risque de chômage, de réduction du temps de travail ou de délocalisation, ont-ils pour autant plus d’obligations, de servitudes ? Non, et si le brut de leur rémunération est supérieure à la moyenne de celle des salariés, paradoxalement ils ne cotisent pas pour les 4 millions de français à la recherche d’emploi.
Aux hommes politiques qui ont fait de la chasse aux discriminations leur fonds de commerce, aux traqueurs d’inégalités, à tout ceux qui ont le mot fraternité qui leur dégoulinent des lèvres, je suggère dans un premier temps d’asseoir les cotisations chômages aussi sur les rémunérations des fonctionnaires. Et ne doutant du succès de ce premier pas je propose aussi de supprimer aux salariés de l’Etat le droit de grève. Car à quel titre peut-on s’opposer à son patron, quand son patron « sort » des urnes. Y a-t-il pouvoir plus démocratique que celui que chaque élection confère à nos gouvernants pour gérer le pays. Faire grève quand on est fonctionnaire c’est revendiquer contre l’autorité issue de la représentation nationale. C’est à ce titre que dans de nombreux pays le droit de grève ne peut concerner ceux qui ont choisi de servir l’Etat.
C’était pour rire, pas pour de vrai ! Ce n’est pas qu’il y ait une once d’erreur ans cette argumentation c’est que la discrimination, c’est chez les autres qu’il faut la pourchasser, pas celle dont on bénéficie, surtout quand elle date de plus de 60 ans ! Aussi longtemps que nous recruterons nos présidents, nos ministres et nos politiciens parmi les fonctionnaires, les agents de la fonction publique ne risqueront rien. Ils garderont et abuseront du droit de grève et ne paieront pas de cotisations pour les sans emplois.
Discrimination pour ceux qui en sont exclus, avantage acquis pour ceux qui en profitent, on est en pleine schizophrénie ! A quoi sert-il d’avoir un ministre en charge des discriminations si il ne peut s’attaquer aux avantages acquis ?