Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Tout est dans le singulier.
Le pluriel c’est pour les grandes ou les petites, celles d’été ou d’hiver quand ce ne sont pas celles de Pâques dont la proximité inquiète les grévistes étudiants.
Mais le singulier c’est pour désigner des institutions mises hors d’état de fonctionner. C’est celle d’un pouvoir qui n’en finit plus de se contredire, qui se démonétise au point de subir les ultimatum d’un cartel de syndicats et les affronts des sondages qui ne reflètent que le désarroi où il a plongé l’opinion publique.
La nature ayant horreur du vide, la rue, les gares et les carrefours sont abandonnés à de naïfs apprentis sorciers manipulés qui seront les premières victimes d’un dénouement inéluctable dont le goût leur restera longtemps amer.
Les ex soixante huitards qui sont encore aux commandes ne leur laisseront pas toucher les dividendes d’un mouvement dont l’ampleur est démesurée au regard de la cause qu’ils prétendent défendre. La montagne n’accouchera au mieux que d’une souris, au grand dam des nostalgiques de mai 68.