Décryptage sans complaisance de l'actualité.
C’est nouveau et c’est choquant.
C’est pernicieux, indolore et si une prompte réaction ne met pas un terme à cette dérive, c’est le sort de
A quoi sert-il que nos ministres de la santé se décarcassent si, inopinément, les économies de leur énième plan d’action sont dilapidées par une nouvelle incitation à la consommation.
Mon ire, ce soir, est suscitée par les messages publicitaires des ténors de l’industrie pharmaceutique qui inondent nos écrans : Roche et Novartis à longueur de spots télévisuels conseillent d’aller consulter le généraliste.
Résumons : on invente un nouveau bobo, on stigmatise les gros ou les maigres au point de les envoyer consulter pour se faire prescrire – ne soyons pas naïfs – une spécialité de l’un de nos deux larrons.
La sécu rembourse la consultation et les spécialités prescrites et finance avec la marge réalisée le prix des spots à la télé. Quand on sait que tout acte médical vient in fine accroître les charges de l’assurance maladie sans que ses revenus n’en soient améliorés, il est scandaleux d’autoriser la publicité télévisée – toujours interdite pour de nombreux secteurs d’activité – pour des soins médicaux et de faire financer par la collectivité l’enrichissement des laboratoires privés.
Mais il est plus facile d’imposer à monsieur tout le monde la réduction du taux de remboursement que de refuser au lobby pharmaceutique le pactole de l’accès à la pub télévisée.