Décryptage sans complaisance de l'actualité.
La panne de ce jour n’a donné qu’une infime illustration de la situation apocalyptique dans la quelle les départements du sud est sont condamnés à être plongés. S'il est aujourd’hui impossible de prévoir quand la faille de San Andréas se rappellera au souvenir des habitants de San Francisco, il est prévisible qu’un incident ou pire un accident coupera la ligne unique qui alimente le Var et les Alpes maritimes. En fonction des circonstances les conséquences d’une panne d’alimentation de plusieurs millions d’habitants peuvent être dramatiques sans parler du risque que l’ensemble du réseau ne soit déstabilisé par cette rupture.
Connue et dénoncée depuis plusieurs décennies cette carence dans le maillage du réseau aurait du être corrigée. Mais s’opposent deux logiques dont les tenants sont étonnamment les mêmes personnes. Celle du client d’EdF et celle du défenseur de l’environnement. Le consommateur qui ne supporte pas être privé de courant défile contre le projet d’installation d’une nouvelle ligne aérienne. Le comble de la schizophrénie est atteint quand le ministre de l’environnement lui même monte au créneau pour exiger « qu’on » résolve le problème que ses services ont contribué à créer.
On se souvient qu’en juillet 2006 le conseil d’état après 20 ans de tergiversation autour du projet de ligne à haute tension du Verdon avait donné raison aux anti ligne électriques. Mais on ne souvient pas qu’à l’époque le ministre de l’environnement ait fait part de son inquiétude quant à la continuité de l’approvisionnement électrique des foyers niçois.