Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Il a commandité une enquête. Il a cherché à tordre le cou à un méchant bruit qui pouvait déstabiliser le gouvernement. C’était son rôle de ministre de l’intérieur de chercher la réalité derrière la rumeur. Où est l’erreur ? Il se pourrait qu’il n’y en ait pas. Que dans l’affaire Clearstream de Villepin ait agi de bonne foi. Il est vrai quil y a des décisions difficiles à faire admettre comme celle fort légitime d’enquêter. Mais voila il a refusé d’endosser cette paternité.
Mais pour avoir réfuté cette vraisemblable vérité, et s’être interdit de rappeler qu’il ne faisait que son job en cherchant pourquoi le nom de Sarkozy était cité, de Villepin peut-il se sortir d’une nasse dans laquelle Dominique l’a plongé ? En ne revendiquant pas la nécessité de tirer cette affaire au clair, en niant être à l'origine de l'enquête parce que cela ne lui donnait pas le beau rôle, le premier ministre a accrédité l’idée que son mensonge peut en cacher un autre.
Car faire figurer le nom de Sarkozy dans ce listing devait en arranger certains. D’ici à penser que ceux qui nient avoir diligenté l’enquête ne sont pas étrangers à ce coup tordu, il n’y a qu’un pas que leurs démentis immédiatement contredits permet à beaucoup de franchir.
La suspicion qu’ils ont légitimée par un mensonge aussi naïf qu'inutile ne fait qu'accréditer leur implication dans cette manipulation.