Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Les déficits qui devaient être comblés ne se sont pas aggravés, certes. Ils se sont maintenus. Toutes ces promesses de retour à l’équilibre pour un résultat néant. La gravité ne tient pas aux résultats affligeants des mesures déjà prises mais au fait qu’il n’y aucune raison pour que la tendance s’inverse. Bien au contraire.
L’allongement de la durée de vie, le vieillissement de la population, l’alourdissement du coût des médicaments, la généralisation d’équipements de haute technologie pour ne citer que quelques uns des paramètres impactant l’équilibre financier vont aggraver dans l’avenir des déficits sans que les dispositions prises pour limiter les dépenses ne soient à la mesure des enjeux : il suffit de voir les résultats. Chirac affirmant que l’équilibre est à l’horizon nous convainc que c’est un horizon fuyant.
L’inversion ne viendra que d’une décision drastique de limiter l’accès aux soins. Les idéologies conduiront à proposer des solutions diamétralement opposées ; mais nul ne peut esquiver le fait que le modèle français de sécurité sociale est en état de mort clinique. Il est maintenu artificiellement sous perfusion. Quel homme ou femme politique sera le docteur Chaussoy, la Marie Humbert de notre moribonde sécu ?
Un nouveau système équitable ne verra le jour que si le certificat de décès de la sécurité sociale est établi. L’homme politique qui en prendra l’engagement est jusqu’à présent resté d'une grande discrétion.